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Les grandes heures





Les grandes heures

Les périls de la guerre Franco-Anglaise

A deux reprises, au Xllème siècle et au XIVème siècle, l'Aquitaine sert d'enjeu et de champ de bataille aux rois. La vicomté, achetée en 1350 par Guillaume Roger de Beaufort, neveu du pape, reste dans sa famille durant une centaine d'années. Grâce à leur prestigieux protecteur, les Roger réussissent à conserver leur domaine et à le protéger d'un désastre total, malgré la peste, la famine et les ravages des hommes de guerre. Le donjon carré, appelé Tour du Trésor, restaurée peu après 1350, incarne, à lui seul, la prospérité de son puissant maître.

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L'âge d'or de la Renaissance

De 1450 à 1550, la vicomté se relève de ses ruines, sous le règne bienfaisant des seigneurs de La Tour, venus d'Auvergne. Ils résident dans leur château de Montvalent sur la Dordogne, mais viennent souvent à Turenne pour régler leurs affaires ou chasser. Le bourg se peuple d'artisans, la noblesse ruinée se retire dans ses repaires campagnards et les gros bourgeois dont les fils sont notaires, prêtres ou marchands, se font construire des hôtel spacieux, dotés de tours-escaliers.
Venue d'une de ces tours ou d'une chapelle du château, la belle porte de la Maison des Chanoines, évoque ces temps de paix et de prospérité où les vicomtes, devenus chambellans et ambassadeurs du Roi, commençaient à fréquenter sa cour.

Turenne place forte des protestants

Gagnés par les idées de la réforme, les viscomtins accueillent avec sympathie leur jeune vicomte, Henri de La Tour, fuyant en 1575 la cour de Catherine de Médicis.
Converti deux ans après, il devient le lieutenant du futur Henri IV et transforme la vicomté en bastion du protestantisme. Marié à l'héritière de Sedan et Bouillon, en récompense de ses services, il obtient après l'Edit de Nantes, que Turenne reste une " place de mariage ", refuge pour les protestants.
Durant une centaine d'années, le bourg de Turenne fut donc peuplé d'artisans et de marchands protestants. Ils ont contribué à donner à ses grosses maisons grises un air de rigueur et d'austérité.
Le maréchal de Turenne, fils cadet du vicomte et protestant convaincu, symbolise encore aux yeux de tous, la gloire de cette vieille forteresse encore menaçante.

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Reconstruction de l'église catholique

Sous le règne de Louis XIV, les vicomtes, frondeurs, et peu conformistes, sont en semi disgrâce. Malgré leur retour au catholicisme, ils ne se décident que vers 1660 à reconstruire l'église de Turenne, ruinée depuis longtemps.
C'est donc une énorme collégiale baptisée « Notre Dame de Saint Pantaléon » qui sort de terre, à l'écart du bourg.
Son superbe rétable, dû aux frères Tournier de Gourdon, installé en 1678, contraste par ses dorures avec la nudité presque monacale des murs. Il a pour mission de rappeler aux nouveaux convertis, non seulement les souffrances du Christ, mais aussi la gloire de l'Eglise catholique.
Les Capucins, installés dès 1654, font édifier leur chapelle vers 1680 à côté de leur couvent, près de la porte de Mauriolles.
L'église et la chapelle, dans leur superbe isolement, semblent étrangères à l'animation du bourg centrée sur la halle maintenant disparue.

La vente de la vicomté

La révocation de l'Edit de Nantes chasse les artisans protestants, et les vicomtes, devenus courtisans, dilapident leur fortune à Versailles.
Les viscomtins s'agitent, excédés par l'accroissement des subsides exigés.
En 1738, criblé de dettes, le vicomte vend son domaine au Roi. Racheté par la famille de Noailles, il perd ses privilèges et Turenne n'est plus qu'une coquille vide, où les officiers du vicomte ont perdu leur emploi. Le château est démantelé, beaucoup de maisons tombent en ruine.



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